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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 12:34

Elle se trouve à moins de 500 millions de km du Soleil. Hubble a déjà photographié son superbe panache et nous devrions commencer à l'apercevoir dès la fin du mois d'août. Préparez vos télescopes...



La comète Ison vue par le télescope spatial Hubble en avril 2013 - Source: Nasa, Esa, Hubble, STSc/Aura.
Elle vient de très loin. Du nuage d’Oort, dont le nom semble tout droit sorti de l’heroic fantasy et qui se situe à la frontière du système solaire, à près d’une année-lumière (10.000 milliards de km) du Soleil. C’est très, très loin... Mille fois plus loin que Pluton. L’étoile la plus proche de nous, Proxima du Centaure, ne se trouve que quatre fois plus loin que le nuage d’Oort. C’est dire...
Les comètes, contrairement aux astéroïdes, sont constituées de glace et de poussières. D’où leur immense panache. Elles proviennent essentiellement de la ceinture de Kuiper, située au-delà de Neptune à environ 6 milliards de km du Soleil, et du nuage d’Oort, le berceau d’Ison. Les astronomes considèrent que les comètes ont joué un rôle essentiel dans la formation des planètes, il y a 4,5 milliards d’années. On pourrait aussi leur devoir une partie de l’eau qui se trouve sur Terre.

Découverte très récemment, le 21 septembre 2012 par Vitali Nevski and Artyom Novichonok de l’International Scientific Optical Network (ISON) près de Kislovodsk en Russie, la comète Ison mesure un peu moins de 5 km de diamètre et pèse entre 3 milliards et 3 milliards de milliards de kg... Son panache est la trace laissée par la perte de quelque 1.000 tonnes de CO2 et de 54.400 tonnes de poussières par jour...
Sa distance actuelle ne permet pas encore de connaître sa masse avec plus de précision. Sa vitesse est estimée à 80.000 km/h. Impossible également de déterminer la longueur de la queue d’Ison lors de son passage près de la Terre. Plus elle se rapprochera, plus sa brillance augmentera et elle culminera lors de son approche du Soleil.
Les calculs de trajectoire prévoient un passage au plus proche de notre étoile, soit à 1,1 million de km de sa surface, le 28 novembre 2013, ce qui en fait une comète dite «rasante». Ensuite... Tout dépendra de la capacité d’Ison à résister à la chaleur su Soleil à une distance 150 fois inférieure à celle de la Terre. Si elle survit, elle ne le devra qu’à la brièveté de son passage.
 

La comète Ison vue par le télescope spatial Spitzer le 13 juin 2013 à deux longueurs d'ondes infrarouges différentes (3,6 et 4,5 microns) - Source: Nasa/Spitzer

Mais elle subira une forte évaporation et des forces de marée susceptibles de la fragmenter. L’effet de la gravité du Soleil pourrait même la désintégrer. Lorsqu’elle sera au plus près, en son point de périhélie, Ison devrait être soumise à une température de 2.700°C, soit 1.000°C de plus que la température de fusion de l’acier. Pour un bloc de glace et de poussières, l’épreuve sera terrible. Mais d’autres comètes y ont résisté dans le passé...
Pour nous, sur Terre, Ison sera visible deux fois, pendant son voyage aller et, surtout, peut-être, lors de son retour. Avant de croiser la Terre, la comète, qui se trouve aujourd’hui entre Jupiter et Mars, passera près de la planète rouge le 1er octobre 2013. La distance, de seulement 10,8 millions de km, devrait affecter sa trajectoire mais les astronomes en ont tenu compte. En moins de deux mois, Ison ralliera le Soleil. A son retour, elle croisera la Terre au plus près, c’est-à-dire à environ 60 millions de km.


La position de la comète Ison au premier juillet 2013. Source: Nasa-JPL

Ces prévisions répondent à la question que tout le monde se pose: existe-t-il un risque de collision avec la Terre? La réponse est non, à moins d’une grosse erreur dans le calcul de la trajectoire ou d’un événement imprévu capable de la modifier. Nous disposons d’une marge de sécurité assez confortable comme l’explique la Nasa qui prend toujours soin de désamorcer les vents de panique.


Reste la question de la luminosité d’Ison, paramètre essentiel pour la qualité du spectacle depuis la Terre. Dès le mois d’août 2013, elle devrait être visible à l’aide de petit télescope et de jumelles. Elle le sera à l’œil nu vers la fin du mois d’octobre. Ensuite, il sera de plus en plus difficile de la distinguer du Soleil dont elle se rapprochera sans cesse. Mais dès la fin du mois de décembre, en cas de survie, Ison devrait être visible dans l’hémisphère nord.


Le spectacle pourrait alors être au rendez-vous. Il faudra en profiter car Ison ne reviendra pas de sitôt nous rendre visite. Sa période orbitale est en effet de 900.000 ans... Rien à voir avec la comète de Halley qui pointe son nez tous les 76 ans et qui, après 1986, sera à nouveau visible en... 2061.
L’orbite d’Ison ressemble à celle de la grande comète de 1680 et les astronomes pensent qu’il s’agit peut-être de l’un de ses fragments.
On pourrait penser qu’Ison est la dernière chance de voir une comète dans le ciel pour bon nombre d’entre nous. Pas sûr. Sa détection tardive, l’an dernier seulement, montre que d’autres surprises peuvent très bien nous attendre.

La comète Ison vue par Hubble le 10 avril 2013 - A droite avec un traitement informatique. Source: Nasa, Esa, Hubble, STSc/Aura.

SELON LA NASA : La civilisation prendrait fin en novembre 2013!
L’information circule depuis 2011. Le directeur de la division héliophysique de la Nasa, le Dr Richard Fischer, annonçait pour l’année 2013 une tempête solaire géante. Le titre de ce billet est repris d’un des nombreux sites qui ont relayé l’info. Selon un autre site le degré de gravité imminente est maximal :
« Il y aura une immense tempête dans l’espace comme on en voit une seule fois dans une vie. Quelque part en 2013, le soleil va se réveiller d’un profond sommeil et provoquer des dégâts au moins équivalent à vingt fois ce qu’a produit l’ouragan Katrina d’un point de vue économique. (...) ... cette super tempête solaire va endommager dramatiquement les systèmes de services d’urgence, les équipements hospitaliers, les systèmes bancaires et les dispositifs de contrôle aérien, sans oublier les archives des ordinateurs domestiques. (...) ... des dégâts irréversibles et la paralysie de l’ensemble de tous les systèmes fonctionnant à partir de l’informatique. »
Le Dr. Fischer aurait ajouté devant un journaliste : « Nous savons avec certitude que cela va se produire... » 
Mais que vaut cette info ?
1. Il semble bien que le Dr Richard Fischer soit directeur à la NASA, et qu’il ait fait cette annonce devant la presse.
2. Il a cependant mis quelques conditionnels qui en atténuent la portée. Selon "The Indu" : « ... le réveil du soleil après un sommeil profond pourrait causer aux alentours de 2013 des dégâts économiques sur la planète 20 fois plus importants que l’Ouragan Katrina. » Pourrait : un zeste de prudence que les médias ne relaient quasiment pas. De même :« Nous savons qu’elle arrivera, mais nous ne pouvons prédire quand exactement ». Mais alors d’où vient la date de 2013 ?
3. Il semble bien que Richard Fischer et une collaboratrice aient parlé de 2013 comme d’une année à risque, parce que c’est l’année du pic d’activité maximal de l’actuel cycle solaire. Mes recherches dans plusieurs documents en anglais décèlent une possible confusion sur les propos précis du scientifique. Il semblerait qu’il lance plutôt une mise en garde sur les conséquences d’une méga tempête solaire sur notre civilisation dépendante de l’électricité. En 1989 le Québec avait été plongé dans le noir pendant 9 heures suite à une panne due à une tempête solaire. Mais il a survécu et le système bancaire n’a pas été détruit, ni l’activité des hôpitaux.
4. Le cycle solaire actuel est le plus faible depuis un siècle. Les pics attendus en 2013 ne viennent pas. Il y a actuellement peu de taches solaires à la surface de notre étoile.
5. On ne peut en aucun cas prédire la date et l’intensité d’une éruption solaire, ni sa direction, donc sa dangerosité. Un scientifique rigoureux peut décrire un phénomène déjà connu et indiquer une probabilité d’existence. Mais jamais il n’affirmera que les choses se passeront comme il le dit, du moins pour les événements à court terme (quelques années à quelques siècles) et pour lesquels il ne dispose pas de l’ensemble des paramètres.
La Terre n’est pas invulnérable. Nous commençons à bien le savoir. Qu’il s’agisse de tempêtes solaires, d’astéroïdes, de rayonnements cosmiques plus intenses, de changement climatique, de vulcanologie, divers événement peuvent modifier la vie. Cela s’est déjà produit à petite et à grande échelle.
Mais entre les propos réels d’un scientifique, les connotations ou la manière de présenter les choses, la manière dont des journalistes les entendent et les relatent, puis l’utilisation dramaturgique de certains, on en arrive à affirmer que la Terre sera détruite cette année. Internet est un faiseur de légendes.
Notons toutefois que la Nasa n’est pas totalement innocente. On lui doit quelques déclarations ambiguës et alarmistes. Elle lâche des informations dont l’écriture ou la teneur permettent des dérapages médiatiques, comme la fonte des 97% de la calotte du Groenland en 2012. L’agence américaine aurait besoin de visibilité pour obtenir plus de crédits.
Ah ben... Ce n’est pas nouveau. Aujourd’hui il y a deux manière efficaces de récolter l’argent public : faire peur ou victimiser. Le drame, réel ou imaginaire, rapporte....

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 14:11

 

Info ou intox ? Voici en tout cas de nouvelles images de la « météorite » (qui soudain se transforme en pluie de météorites) qui s’est abattue (ou a été abattue) en Russie :

 

Vidéo : De nouvelles images très curieuses de la météorite russe… photoshop ou images authentiques (à croiser dans ce cas avec d’autres images présentes ou à venir) ? – Youtube

à chacun et chacune sa propre opinion et de partager son savoir sur cette affaire en zone commentaire !

A noter quand même qu’aucun débris de météorite n’avait été officiellement retrouvé jusqu’à ce que des « scientifiques » tombent dessus après plusieurs jours de recherche..

Source

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 15:33

 

http://www.leblogdeletrange.com/wp-content/uploads/remote//2012/10/pluton_01.jpg

Pour voter c'est par ici <--

 

Les images prises par le télescope spatial Hubble en 2011 et 2012 ont révélé deux nouvelles lunes autour de Pluton. Jusqu'à présent, nous les avions appelé «P4» et «P5», mais il est temps de leur donner des noms permanents. Si cela ne tenait qu'à vous, que choisiriez-vous?


Par convention, les noms des lunes de Pluton viennent de la mythologie grecque et romaine, et sont liés aux contes antiques sur Hadès et le royaume des morts. Nous souhaiterions que vous choisissiez vos noms favoris parmi la liste ci-dessous. Les noms ont été choisis dans leur version anglaise qui est néanmoins très proches de la version française indiquée dans la liste entre parenthèses.


Néanmoins, si vous avez une idée géniale pour un nom que nous aurions omis, faites le nous savoir en remplissant le formulaire. Si considérons qu’il est approprie, consideant les regles de l’Union Astronomique Internationale, nous l'ajouterons à la liste. Le lien vers le blog dans le menu au dessus contient les dernières informations à ce sujet.


Règles de base: N'hésitez pas à voter plusieurs fois, mais s'il vous plaît ne votez pas plus d'une fois par jour. Nous souhaitons en effet que chacun ait une chance équitable de faire connaître son opinion. Nous prendrons vos votes et suggestions en considération lorsque nous proposerons les noms pour P4 et P5 à l’Union Astronomique Internationale. Le vote se terminera à midi heure de New York, le lundi 25 février 2013.

 

 

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 23:45

 


2012_DA14_TerreLe 15 février 2013, un astéroïde de la largeur d’un terrain de football va frôler la Terre à seulement 27 680 km de la surface de la Terre. Même si ce géocroiseur ne devrait pas heurter notre planète, il est activement surveillé par les agences spatiales dont la NASA. 

Depuis les années 1990, date du début de la surveillance des astéroïdes potentiellement dangereux, c’est la première fois qu’un astéroïde[1] passera aussi près de la Terre. « C’est une approche record, » indique Don Yeomans du programme Near Earth Object de la NASA.

Le voisinage de la Terre est parsemé d’astéroïdes de toutes formes et tailles, allant de petits fragments de la taille d’un ballon à l’équivalent de montagnes de plusieurs kilomètres de large. La plupart de ces objets proviennent de la ceinture d’astéroïdes comprise entre les planètes Mars et Jupiter, tandis que d’autres sont des restes de comètes brûlées.

2012 DA14 va frôler la Terre

L’objet qui devrait s’approcher à seulement 27 680 km de la surface de la Terre (14 fois moins que la distance qui nous sépare de la Lune) a été baptisé 2012 DA14. Il s’agit d’un astéroïde commun d’environ 50 mètres de large, probablement constitué de pierre plutôt que de métal ou de glace.

2012da14_Terre

Trajectoire de 2012 DA14 et position de la Terre, la Lune le 15 février 2013
© NASA / notre-planete.info

Don Yeomans estime qu’un géocroiseur comme celui-ci passerait près de la Terre tous les 40 ans environ mais ne s’écraserait que tous les 1 200 ans environ.

Les conséquences d’un impact avec la Terre : les témoins du passé

Si un tel astéroïde venait à s’écraser sur Terre, les conséquences pourraient être sérieuses en fonction du lieu d’impact mais non cataclysmiques. Deux témoins relativement récents nous renseignent sur le type de choc qui pourrait se produire.

Meteor Crater

Un cratère témoigne d’un tel évènement, il s’agit du Meteor Crater (ou Cratère Barringer) en Arizona (Etats-Unis), formé il y a environ 50 000 ans par l’impact d’un bolide de fer de taille similaire à 2012 DA14. La collision a dégagé une énergie considérable environ 1000 fois plus puissante que celle de la bombe d’Hiroshima. Des blocs de roche calcaire pesant plus de 30 tonnes ont été projetés au-delà du cratère et des débris rocheux formés au moment de l’impact ont été retrouvés sur une étendue de 260 km².

La chaleur et le souffle engendrés par l’impact ont probablement détruit toute forme de vie dans un rayon d’environ 4 kilomètres. Dans un rayon de 10 km, la chaleur dégagée par la boule de feu a provoqué de sévères brûlures sur tous les organismes vivants. Dans un rayon de 14 à 22 km, une onde de choc de 2 000 km/h a tout balayé sur son passage.

Actuellement, Meteor Crater c’est un trou de près de 190 mètres de profondeur et de plus d’1,2 kilomètre de diamètre.

L’événement de la Toungouska

En 1908, un astéroïde d’une taille comparable à 2012 DA14 a explosé au-dessus de la Sibérie, dévastant des centaines de km² de forêt et abattant des dizaines de millions d’arbres. Baptisé « événement de la Toungouska », cette explosion dans une région reculée et quasi inhabitée fait encore l’objet de recherches en ce qui concerne la nature même de l’objet qui en est à l’origine.

Heureusement, Don Yeomans se veut rassurant et souligne que « 2012 DA14 ne heurtera définitivement pas la Terre. L’orbite de l’astéroïde est suffisamment bien connue pour exclure tout impact.« 

Risques d’impact avec un satellite

Comme ce géocroiseur passera plus près encore que la distance (environ 36 000 km) qui nous sépare de nos nombreux satellites géostationnaires d’observation et de télécommunications, nous pouvons nous interroger sur le risque de collision entre 2012 DA14 et un satellite. Là aussi, « les risques d’un impact avec un satellite sont très éloignés« , ajoute Don Yeomans.

Un évènement pour l’observation et la recherche

Par contre, ce passage si proche de notre planète retient déjà l’attention de la communauté des astronomes qui pourront analyser plus en détail cet astéroïde afin de mieux prédire les futures rencontres mais aussi de mieux cerner les caractéristiques physiques de tels bolides comme la taille, la rotation et la réflectivité.

Malheureusement, au mieux, l’objet spatial n’aura qu’une magnitude apparente[2] de 8, ce qui sera bien trop faible pour que l’on puisse directement l’observer dans le ciel. Seuls les astronomes amateurs les plus expérimentés seront susceptibles de le voir avec le matériel adéquat.

Notes

  1. Un météoroïde a une taille comprise entre 100 µm et 10 m. En deçà de 100 µm il s’agit de poussière interplanétaire trop petite pour produire une étoile filante. Au-delà de 10 mètres, ce sont des astéroïdes, petits corps du Système solaire mais suffisamment grands pour produire une lumière comme les étoiles détectables au télescope.
  2. La magnitude apparente est une mesure de l’irradiance d’un objet céleste observé depuis la Terre.

Source : Record Setting Asteroid Flyby – NASA

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:29

 

L'histoire de l'univers fascine. Depuis que nous avons conscience de nous-mêmes et du monde, nos regards sont tournés vers le ciel. Et voici qu’il y a cinquante ans, le vieux rêve d’Icare est devenu réalité quand un jeune pilote de l’armée de l’air soviétique atteignit l’espace à bord d’un vaisseau spatial rudimentaire. Mais pour approcher le ciel d’encore plus près, c’est à l’astronomie qu’il faut s’en remettre.


L'histoire de l'univers recèle encore bien des mystères. (ici, la nébuleuse M17 : photographie prise par le télescope Hubble).
L'histoire de l'univers recèle encore bien des mystères. (ici, la nébuleuse M17 :photographie prise par le télescope Hubble). © Domaine public

 

 

À son service, des yeux électroniques scrutent le ciel avec un formidable pouvoir de perception, si bien que l’univers est devenu, comme le disait Fontenelle : « un grand spectacle qui ressemble à celui de l’opéra ». Ainsi, c’est cette joie de faire connaître ce patrimoine incomparable qui nous a incités à rédiger Le Beau Livre de l’univers, dont vous trouverez quelques extraits dans cette carte blanche.

 

Avec ce dossier, partez à la découverte de l'univers et de son histoire, depuis le Big Bang, en suivant les autres grandes étapes comme la naissance du Soleil et l'apparition de la vie, pour ne citer qu'elles

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 14:32

http://www.futura-sciences.com/uploads/tx_oxcsfutura/comprendre/qr/hubble.jpg

 

 

Quel est le plus doué en la matière ? Le célèbre télescope spatial Hubble lancé de la Navette Spatiale Discovery en 1990. Il est en orbite autour de la Terre au-dessus de l’atmosphère. Il peut observer des objets situés à 11 milliards d’années-lumière ! Pour vous donner un ordre d’idées : une année-lumière correspond à la distance parcourue par la lumière en un an, soit environ 9 460 milliards de kilomètres.

 

Certes, Hubble est une star dans le milieu des télescopes mais il n’est pas le plus gros. Celui a qui revient ce titre convoité se trouve sur l’île d’Hawaii. Il s’agit du télescope Keck dont le miroir atteint 10 mètres de diamètre. Hubble est lui aussi un télescope réflecteur dont le miroir, pour sa part, ne dépasse pas 2,40 m de diamètre. Comme l’atmosphère de la Terre se trouve entre le télescope Keck et les étoiles qu’il regarde, il est moins performant qu’Hubble qui lui n’a pas ce problème et peut donc voir encore plus loin !

Source: Futura-Sciences

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 13:20

комета астероид метеорит космос угроза

Un système de protection global contre la collision avec les comètes et les astéroïdes est actuellement développé en Russie. Récemment, notre planète a échappé à une collision avec l’astéroïde Apophis, mais en 2029 il menace à nouveau de heurter notre planète. Selon la NASA, 47.000 astéroïdes d’un diamètre de 100 mètres, se trouvant à une distance d’environ 8 millions de kilomètres, présenteraient une menace potentielle à la vie sur Terre. Quatre astéroïdes risquent de percuter la Terre avant 2050.

Il est temps de se protéger contre les intrus venant de l’espace et chercher des moyens de s’en protéger. Les scientifiques russes ont élaboré un plan d'action en cas de danger de collision d’un astéroïde avec la Terre, explique le représentant du Bureau d’étude Makeïev Sergueï Makhankov.

« Il y a une seule solution – détruire ces objets dangereux avant leur arrivée. Il s’agit de mettre en place des dispositifs de broyage des astéroïdes en petits fragments. Ou alors envoyer sur ces objets des systèmes permettant de changer leur trajectoire ».

Pour ce faire, des missiles balistiques intercontinentaux pourraient être envoyés vers ces objets, explique le chercheur du Bureau d’étude Makeïev Sabit Garaev.

« Nous installons un appareil avec un moteur et un système de contrôle sur la fusée. La fusée le transporte à une distance de plusieurs millions de kilomètres et le largue ensuite. Dans ce projet, nous pouvons utiliser des appareils d’exploration Kaïssa, ou le système de frappe Kapkan. Nous comptons envoyer en 2021 un appareil d’exploration sur Apophis, qui prélèvera des échantillons du sol et installera des capteurs qui poursuivront ensuite leur vol avec Apophis. Ces capteurs transmettront des données exactes sur la trajectoire de l’astéroïde. Et en 2036, si le risque de collision avec la Terre existe toujours, nous enverrons le système Kapkan qui grâce à ces modules pourra soit faire exploser l’astéroïde, soit le repousser ».

Les fusées porteuses Angara ou Rus permettront de placer les systèmes Kapkan sur l’astéroïde. Un missile balistique intercontinental pourra également faire l’affaire. Le chercheur estime que ces missiles pourront envoyer ces appareils à une distance de 10 millions de kilomètres, ce qui est largement suffisant pour parvenir jusqu’à l’astéroïde Apophis.

Les chercheurs sont unanimes à estimer qu’il vaut mieux détruire l’astéroïde en cas de risque de collision avec la Terre.

« Il est possible de déployer sur l’astéroïde plusieurs systèmes pour le broyer en petits morceaux de 40 mètres chacun », explique Sabit Garaev.« Ces morceaux pourront presque entièrement brûler dans l’atmosphère ».

Un tel dispositif fonctionnera uniquement si un corps céleste de 1,5 kilomètre de diamètre s’approche de la Terre. S’il s’agit d’une comète géante qui fonce sur la Terre à une vitesse de 70 kilomètres par seconde, ce système ne sera pas efficace, ajoute le scientifique. Une consolation cependant : ce genre de phénomène ne se produit qu’une seule fois toutes les 30 millions d’années.

Source: Voix de la Russie

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 20:52

 

etoile-tau-ceti-abrite-pas-moins-de-cinq-planetes-dont-une-.jpg

 

Photo: Etoile Tau Ceti

 

 

Des astronomes viennent de découvrir que l’étoile Tau Ceti abrite pas moins de cinq planètes. L’une d’entre elles pourrait même se trouver dans la zone "habitable".

La liste des planètes potentiellement habitables s'allonge une nouvelle fois ! Dans une étude publiée mardi dans la revue Astronomy & Astrophysics, des chercheurs révèlent avoir découvert cinq planètes en orbite autour de l’étoile Tau Ceti, une étoile visible à l’œil nu située dans la constellation de la Baleine. Si ces planètes ont pu être découvertes, c’est grâce à la nouvelle technique de collecte de données astronomiques, capable de détecter des signaux deux fois plus faibles.

"Nous avons choisi Tau Ceti [ ... ] parce que nous pensions qu'elle ne comportait aucun signal. Et elle est si brillante et semblable à notre Soleil qu'elle constitue un banc d'essai idéal pour tester notre méthode de détection des planètes de petite taille", explique Hugh Jones, de l'Université britannique du Hertfordshire. Au total, les chercheurs ont ainsi passé en revue pas moins de 6.000 observations de Tau Ceti provenant de télescopes installés au Chili, en Australie et même à Hawaï. Les cinq planètes détectés ont une masse comprise entre deux et six fois celle de la Terre.

Plus intéressant encore, les astronomes ont découvert que l’une de ces planètes, désignée "e" serait située dans une zone habitable, c'est-à-dire une région ni trop chaude ni trop froide, permettant l'existence d'une atmosphère, d'eau à l'état liquide en surface, et donc peut-être d'une forme de vie. En revanche, les autres, nommées "b", "c", "d", sont bien trop chaudes et trop proches de l'étoile puisqu'elles orbitent en respectivement 14, 35, 94 jours autour de Tau Ceti. Quant à la dernière planète, "f", elle, est un peu plus proche de son étoile que Mars du Soleil. Elle a ainsi besoin de 640 jours pour faire le tour de Tau Ceti.

Une étoile similaire au Soleil

Cette étoile est relativement proche de notre Soleil puisqu’elle ne se situe qu’à 12 années-lumière de celui-ci. Mais surtout, elle lui ressemble beaucoup, sa masse et son rayonnement étant similaires. "Tau Ceti est l'une de nos plus proches voisines cosmiques, si brillante que nous pourrions arriver à étudier les atmosphères de ses planètes dans un avenir pas si lointain", estime James Jenkins, de l'Université du Chili, qui a participé à l'étude.

Cette découverte confirme ainsi l'idée "que presque toutes les étoiles ont des planètes, et que la galaxie doit donc contenir un grand nombre de planètes potentiellement habitables d'une taille proche de la nôtre", conclut Steve Vogt, de l'Université de Californie.

 

Source: Maxisciences

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 13:59

 

 

 

bonbe.PNG

 

Les 13/14 Novembre 2012, une éclipse solaire totale a été visible dans un couloir étroit qui traversait l'hémisphère sud de la Terre... l'ombre de la Lune se déplace sur une distance d'environ 14,500 km, qui couvre 0,46% de la surface de la Terre.

 

Dans la vidéo enregistrée lors de l'éclipse, on peut voir un corps mystérieux à travers le champ de vision...

 

Source: 2012, un nouveau paradigmeWikistrike & Youtube

 


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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 18:30

 

 

IC1396Naturel


A un peu plus de 2000 années-lumière d’ici, dans la constellation de Céphée, se tient une zone où naissent les étoiles. C’est une nébuleuse, un nuage de gaz et elle est appelée IC 1396. Elle est gigantesque, plus d’une centaine d’années-lumière de travers et malgré son énorme éloignement, elle représente plus de six pleines lunes dans notre ciel.

L’astrophotographe finlandais JP Metsävainio a observé IC 1396 et en a fait une image magnifique (en entête). Mais il n’était pas vraiment satisfait du résultat. Il s’était déjà familiarisé avec la réalisation d’images 3D pendant un certain temps et a décidé que ce pourrait être une bonne occasion de faire un modèle de la structure de la nébuleuse, puis de crée un GIF animé de celle-ci.

Le résultat :IC 1396

Pour être précis, ce n’est pas réellement la structure 3D de la nébuleuse. Il s’agit d’une approximation, une estimation fondée sur diverses hypothèses sur la forme des nébuleuses. JP a découpé l’image en couches, en a fait un modèle de surface, puis les a reconfigurées dans différents points de vue sous des angles différents. Il les a ensuite regroupées pour faire le GIF animé que vous voyez ci-dessus.

Même si la structure pouvait être différente, elle vous donne une idée de la forme et de la composition du nuage de gaz. L’étoile au centre est la source ionisante, c’est une chaude et jeune étoile massive propulsant de la lumière ultraviolette et c’est ce qui fait luire la nébuleuse. Les rubans noirs sont des filaments de poussière qui absorbent la lumière visible\optique (le type de lumière que nous voyons). Un bon nombre d’entre eux semblent tirer une ligne vers l’étoile centrale. Ces lignes sont en fait les trainées de touffes denses de matière rongées par la lumière et les vents violents de cette étoile chaude. C’est une structure très commune dans ce genre de  nébuleuses.

Le gaz est très bien représenté, il est bleu à l’intérieur et rouge à l’extérieur. Cette nébuleuse est habituellement plus remplie de gaz, mais c’est sans compter sur l’activité des étoiles à l’intérieur, leurs vents combinés forment par leur souffle une cavité. Une coquille qui n’est pas complètement vide cependant : une partie du gaz reste à l’intérieur et sa proximité avec les étoiles centrales permet à l’oxygène dans le gaz de luire dans les tons bleus. Plus loin, la lumière des étoiles est trop faible pour faire briller l’oxygène, donc tout ce que vous voyez c’est la lueur rougeâtre de l’hydrogène.

L’étoile brillante juste au-dessus de la nébuleuse est Mu Cephei, une supergéante rouge, l’une des étoiles les plus lumineuses de la Voie lactée, peut-être plus de 300 000 fois plus lumineuses que le Soleil ! Elle peut ou ne pas être à la même distance que la nébuleuse, sa distance est difficile à mesurer, mais dans l’animation elle apparait comme étant plus proche.

JP Metsävainio a créé plusieurs anaglyphes d’objets célestes que vous pouvez admirer ici :Volumetric 3D images, et vous émerveillez devant ses magnifiques portrait astronomique :Astroanarchy Zenfolio.

Source: Gurumed & Wikistrike

 

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